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Le géocaching avec les enfants : une chasse au trésor grandeur nature

Une promenade, un téléphone et une petite boîte à retrouver : le géocaching transforme facilement une sortie en aventure. Voici pourquoi cette activité nous plaît autant, ce qu’on peut y découvrir et comment commencer en famille.

Illustration d’une géocache ouverte dans la nature, avec carte et repères GPS
Une cache, une carte et un objectif à atteindre : il en faut finalement peu pour transformer une promenade en petite aventure.
Notre meilleur argument pour motiver une balade ?

Ne pas annoncer « on va marcher », mais plutôt « il y a un trésor caché dans le coin, on va le chercher ? ». Avec des enfants, le changement d’ambiance est immédiat.

Le géocaching, c’est quoi exactement ?

Le principe est simple : des personnes cachent de petites boîtes, appelées géocaches, puis publient leur position sur Geocaching. Les autres joueurs partent ensuite à leur recherche à l’aide d’un téléphone ou d’un GPS.

Mais une fois arrivé à proximité, le GPS ne fait plus tout le travail. Il faut observer : une souche, une pierre, une barrière, un contenant camouflé… Certaines caches sont évidentes, d’autres demandent un vrai sens de l’observation.

À l’intérieur, on trouve au minimum un petit carnet — le logbook — sur lequel on inscrit son passage. Les plus grandes caches peuvent également contenir de petits objets à échanger.

Exemple de carte Geocaching montrant de nombreuses caches autour de Lausanne
Sur la carte, on découvre vite qu’il peut y avoir énormément de caches autour de soi. Chaque symbole devient une nouvelle petite destination possible.

Pourquoi ça marche si bien avec les enfants

Ce que nous aimons surtout, c’est que le géocaching donne un but à la promenade. On ne marche plus simplement jusqu’à un point de vue ou au bout d’un chemin : on suit une piste et on cherche quelque chose.

Quand on arrive dans les derniers mètres, tout le monde commence à examiner les alentours. Et lorsque l’un des enfants trouve finalement la boîte, la petite victoire est souvent bien plus marquante que la distance parcourue.

Pour les premières sorties

Nous privilégions des caches faciles, avec un terrain accessible et, si possible, un contenant assez grand. C’est plus gratifiant pour un enfant qu’une minuscule cache extrêmement bien dissimulée.

Chaque cache reçoit d’ailleurs une note de difficulté et de terrain, ce qui aide à choisir une sortie adaptée à l’âge et à l’envie du moment. La fiche indique aussi la taille de la cache et souvent le nombre de points favoris laissés par les autres joueurs.

Exemple de fiche Geocaching avec difficulté, terrain, taille et points favoris
Un coup d’œil à la difficulté, au terrain et à la taille permet déjà de savoir si la cache convient bien à une sortie avec les enfants.

Il n’y a pas qu’un seul type de cache

Quand on découvre le géocaching, on imagine souvent une boîte cachée sous une pierre. En réalité, le jeu peut prendre des formes très différentes. Voici quatre des types les plus courants ou les plus représentatifs.

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Cache traditionnelle

Les coordonnées indiquent directement l’emplacement de la cache. On se rend dans la zone, puis on cherche.

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Multi-Cache

La recherche se déroule en plusieurs étapes. Un premier indice mène au suivant, jusqu’à la cache finale.

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Mystery / Puzzle

Il faut résoudre une énigme, décoder une information ou réaliser une étape préalable avant de découvrir les bonnes coordonnées.

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EarthCache

Pas forcément de boîte : on découvre un lieu géologique et on répond à des questions à partir de ce que l’on observe sur place.

Il existe encore d’autres variantes — Letterbox Hybrid, Wherigo, événements, caches virtuelles et davantage encore. Pour les découvrir, le plus simple est de consulter la page officielle consacrée aux différents types de caches.

Et certaines caches sont vraiment ingénieuses

C’est aussi là que le géocaching peut devenir beaucoup plus surprenant qu’une simple boîte cachée. Certains poseurs construisent de véritables petits mécanismes et la découverte de la cache devient presque un jeu à elle seule.

Parfois, il faut comprendre comment récupérer la cache

On peut tomber sur une boîte enfermée dans un système qu’il faut manipuler, une cache qui demande d’actionner un mécanisme, de trouver une clé ou de résoudre une petite énigme physique.

Il existe aussi des caches suspendues dans les arbres : la boîte est hors de portée et il faut repérer le bon système, libérer une corde ou utiliser une petite poulie pour la faire descendre. Une fois le logbook signé, on remet évidemment tout en place pour les suivants.

Ce sont souvent ces caches-là dont on se souvient le plus, surtout avec les enfants : on ne trouve pas seulement un contenant, on découvre aussi l’idée imaginée par la personne qui l’a créée.

Pour voir jusqu’où certains géocacheurs poussent la créativité, on peut aussi parcourir des exemples de trouvailles et de caches originales sur Instagram.

Le mode Premium : pas indispensable, mais pratique quand on accroche

On peut tout à fait découvrir le géocaching gratuitement. Pour tester l’activité avec les enfants, c’est largement suffisant.

Quand on commence à en faire régulièrement, l’abonnement Premium devient cependant intéressant : il ouvre l’accès à davantage de caches et permet surtout de mieux filtrer ses recherches selon la difficulté, le terrain, la taille ou certaines caractéristiques.

En famille, ces filtres sont précieux : ils permettent de préparer une sortie réaliste plutôt que de choisir une cache au hasard et de se retrouver devant un terrain trop compliqué ou une cache minuscule.

Une carte qui devient aussi un carnet de voyage

Il y a un autre aspect que j’aime beaucoup : au fil du temps, le compte de géocaching garde la trace des découvertes. On retrouve ses caches, ses lieux visités, des statistiques et des souvenirs liés à certains événements ou certaines régions.

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Revoir où l’on est allé

Regarder sa carte quelques années plus tard permet de se remémorer des vacances, une promenade ou une région que l’on avait presque oubliée. Les points deviennent une sorte de carnet de voyage construit cache après cache.

Les amateurs de statistiques peuvent aller assez loin : types de caches trouvés, zones visitées, séries, badges et souvenirs, cache la plus au nord ou au sud, altitude, combinaisons de difficulté et de terrain… Ce sont de petites métriques, mais elles rendent l’historique très agréable à parcourir.

Des services partenaires comme Project-GC permettent également d’explorer son activité de manière encore plus détaillée.

Les objets voyageurs : voir un petit tag traverser le monde

Les Trackables — dont les célèbres Travel Bugs — sont probablement l’une des choses qui m’ont le plus fasciné dans le géocaching.

Un objet possède un code unique. On le dépose dans une cache, un autre géocacheur le récupère, puis le replace ailleurs. De personne en personne, l’objet peut parcourir des milliers de kilomètres.

J’en ai personnellement fait voyager plusieurs, et certains ont parcouru plusieurs dizaines de milliers de kilomètres. Le plus amusant est de revenir voir régulièrement où ils se trouvent et quel chemin ils ont suivi.

Un de nos tags voyageurs de géocaching
Un de nos objets voyageurs Son trajet exporté depuis Geocaching puis affiché sur une carte permet de visualiser toute son aventure.
Carte montrant le trajet d’un tag de géocaching entre l’Europe et l’Amérique du Nord
Notre tag a franchi l’Atlantique et multiplié les étapes en Europe et en Amérique du Nord. Voir toutes ces lignes sur une carte donne une dimension très concrète au voyage de ce petit objet.

Avec les enfants, on peut aussi donner une mission au voyageur : atteindre la mer, visiter plusieurs pays, traverser un continent ou simplement aller le plus loin possible.

Créer sa propre cache avec les enfants

Après avoir cherché quelques caches, il est très amusant de passer de l’autre côté et d’en créer une soi-même. C’est quelque chose que j’ai déjà fait et le processus est presque aussi intéressant que la recherche.

Il faut choisir un lieu, imaginer la cachette, préparer le contenant et éventuellement inventer un petit mécanisme, une énigme ou une mise en scène. Avec les enfants, cela devient un vrai mini-projet : où la cacher ? comment la camoufler ? qu’est-ce qui rendrait la découverte amusante ?

Il faut simplement garder à l’esprit qu’une cache publiée doit ensuite être entretenue et respecter les règles du site et du lieu où elle est placée.

Et parfois, une « cache » devient un souvenir pour toute une vie

La cache qui contenait une bague

J’ai un souvenir de géocaching assez difficile à battre. J’avais proposé à celle qui allait devenir ma femme d’aller chercher une cache dans la forêt.

Tout semblait parfaitement normal : balade, recherche, endroit à trouver… sauf que cette fois-là, la « cache » n’était pas vraiment une cache.

Ce que j’avais caché dans la forêt, c’était la bague de fiançailles.

Ma demande en mariage s’est donc faite sous la forme d’une chasse au trésor très personnelle. Parmi toutes les caches trouvées ou créées depuis, celle-là reste forcément un peu à part.

Nos conseils pour une première sortie

Commencer petit Deux ou trois caches proches suffisent largement pour une première sortie.
Choisir facile Privilégier une difficulté et un terrain faibles, avec un contenant pas trop petit.
Laisser chercher Même si l’adulte a repéré la cache, laisser quelques minutes aux enfants pour la découvrir eux-mêmes.
Prendre un stylo Et éventuellement quelques petits objets à échanger dans les caches suffisamment grandes.

Je conseille aussi de regarder les derniers commentaires avant de partir. Ils permettent souvent de voir si la cache semble toujours présente et en bon état.

À essayer en famille

La prochaine balade pourrait cacher un trésor

Le géocaching demande finalement très peu de matériel, mais peut donner une toute autre saveur à une promenade. Et au fil des années, toutes ces petites recherches finissent aussi par raconter vos voyages.

Pour aller plus loin