Ne pas annoncer « on va marcher », mais plutôt « il y a un trésor caché dans le coin, on va le chercher ? ». Avec des enfants, le changement d’ambiance est immédiat.
Le géocaching, c’est quoi exactement ?
Le principe est simple : des personnes cachent de petites boîtes, appelées géocaches, puis publient leur position sur Geocaching. Les autres joueurs partent ensuite à leur recherche à l’aide d’un téléphone ou d’un GPS.
Mais une fois arrivé à proximité, le GPS ne fait plus tout le travail. Il faut observer : une souche, une pierre, une barrière, un contenant camouflé… Certaines caches sont évidentes, d’autres demandent un vrai sens de l’observation.
À l’intérieur, on trouve au minimum un petit carnet — le logbook — sur lequel on inscrit son passage. Les plus grandes caches peuvent également contenir de petits objets à échanger.
Pourquoi ça marche si bien avec les enfants
Ce que nous aimons surtout, c’est que le géocaching donne un but à la promenade. On ne marche plus simplement jusqu’à un point de vue ou au bout d’un chemin : on suit une piste et on cherche quelque chose.
Quand on arrive dans les derniers mètres, tout le monde commence à examiner les alentours. Et lorsque l’un des enfants trouve finalement la boîte, la petite victoire est souvent bien plus marquante que la distance parcourue.
Nous privilégions des caches faciles, avec un terrain accessible et, si possible, un contenant assez grand. C’est plus gratifiant pour un enfant qu’une minuscule cache extrêmement bien dissimulée.
Chaque cache reçoit d’ailleurs une note de difficulté et de terrain, ce qui aide à choisir une sortie adaptée à l’âge et à l’envie du moment. La fiche indique aussi la taille de la cache et souvent le nombre de points favoris laissés par les autres joueurs.
Il n’y a pas qu’un seul type de cache
Quand on découvre le géocaching, on imagine souvent une boîte cachée sous une pierre. En réalité, le jeu peut prendre des formes très différentes. Voici quatre des types les plus courants ou les plus représentatifs.
Cache traditionnelle
Les coordonnées indiquent directement l’emplacement de la cache. On se rend dans la zone, puis on cherche.
Multi-Cache
La recherche se déroule en plusieurs étapes. Un premier indice mène au suivant, jusqu’à la cache finale.
Mystery / Puzzle
Il faut résoudre une énigme, décoder une information ou réaliser une étape préalable avant de découvrir les bonnes coordonnées.
EarthCache
Pas forcément de boîte : on découvre un lieu géologique et on répond à des questions à partir de ce que l’on observe sur place.
Il existe encore d’autres variantes — Letterbox Hybrid, Wherigo, événements, caches virtuelles et davantage encore. Pour les découvrir, le plus simple est de consulter la page officielle consacrée aux différents types de caches.
Et certaines caches sont vraiment ingénieuses
C’est aussi là que le géocaching peut devenir beaucoup plus surprenant qu’une simple boîte cachée. Certains poseurs construisent de véritables petits mécanismes et la découverte de la cache devient presque un jeu à elle seule.
Parfois, il faut comprendre comment récupérer la cache
On peut tomber sur une boîte enfermée dans un système qu’il faut manipuler, une cache qui demande d’actionner un mécanisme, de trouver une clé ou de résoudre une petite énigme physique.
Il existe aussi des caches suspendues dans les arbres : la boîte est hors de portée et il faut repérer le bon système, libérer une corde ou utiliser une petite poulie pour la faire descendre. Une fois le logbook signé, on remet évidemment tout en place pour les suivants.
Ce sont souvent ces caches-là dont on se souvient le plus, surtout avec les enfants : on ne trouve pas seulement un contenant, on découvre aussi l’idée imaginée par la personne qui l’a créée.
Pour voir jusqu’où certains géocacheurs poussent la créativité, on peut aussi parcourir des exemples de trouvailles et de caches originales sur Instagram.
Une carte qui devient aussi un carnet de voyage
Il y a un autre aspect que j’aime beaucoup : au fil du temps, le compte de géocaching garde la trace des découvertes. On retrouve ses caches, ses lieux visités, des statistiques et des souvenirs liés à certains événements ou certaines régions.
Revoir où l’on est allé
Regarder sa carte quelques années plus tard permet de se remémorer des vacances, une promenade ou une région que l’on avait presque oubliée. Les points deviennent une sorte de carnet de voyage construit cache après cache.
Les amateurs de statistiques peuvent aller assez loin : types de caches trouvés, zones visitées, séries, badges et souvenirs, cache la plus au nord ou au sud, altitude, combinaisons de difficulté et de terrain… Ce sont de petites métriques, mais elles rendent l’historique très agréable à parcourir.
Des services partenaires comme Project-GC permettent également d’explorer son activité de manière encore plus détaillée.
Les objets voyageurs : voir un petit tag traverser le monde
Les Trackables — dont les célèbres Travel Bugs — sont probablement l’une des choses qui m’ont le plus fasciné dans le géocaching.
Un objet possède un code unique. On le dépose dans une cache, un autre géocacheur le récupère, puis le replace ailleurs. De personne en personne, l’objet peut parcourir des milliers de kilomètres.
J’en ai personnellement fait voyager plusieurs, et certains ont parcouru plusieurs dizaines de milliers de kilomètres. Le plus amusant est de revenir voir régulièrement où ils se trouvent et quel chemin ils ont suivi.
Avec les enfants, on peut aussi donner une mission au voyageur : atteindre la mer, visiter plusieurs pays, traverser un continent ou simplement aller le plus loin possible.
Créer sa propre cache avec les enfants
Après avoir cherché quelques caches, il est très amusant de passer de l’autre côté et d’en créer une soi-même. C’est quelque chose que j’ai déjà fait et le processus est presque aussi intéressant que la recherche.
Il faut choisir un lieu, imaginer la cachette, préparer le contenant et éventuellement inventer un petit mécanisme, une énigme ou une mise en scène. Avec les enfants, cela devient un vrai mini-projet : où la cacher ? comment la camoufler ? qu’est-ce qui rendrait la découverte amusante ?
Il faut simplement garder à l’esprit qu’une cache publiée doit ensuite être entretenue et respecter les règles du site et du lieu où elle est placée.
Et parfois, une « cache » devient un souvenir pour toute une vie
La cache qui contenait une bague
J’ai un souvenir de géocaching assez difficile à battre. J’avais proposé à celle qui allait devenir ma femme d’aller chercher une cache dans la forêt.
Tout semblait parfaitement normal : balade, recherche, endroit à trouver… sauf que cette fois-là, la « cache » n’était pas vraiment une cache.
Ce que j’avais caché dans la forêt, c’était la bague de fiançailles.
Ma demande en mariage s’est donc faite sous la forme d’une chasse au trésor très personnelle. Parmi toutes les caches trouvées ou créées depuis, celle-là reste forcément un peu à part.
Nos conseils pour une première sortie
Je conseille aussi de regarder les derniers commentaires avant de partir. Ils permettent souvent de voir si la cache semble toujours présente et en bon état.
La prochaine balade pourrait cacher un trésor
Le géocaching demande finalement très peu de matériel, mais peut donner une toute autre saveur à une promenade. Et au fil des années, toutes ces petites recherches finissent aussi par raconter vos voyages.